En travaillant le clown, l’acteur explore des territoires, voire il les invente.
Mais comme il est impossible de savoir à l’avance ce qui fonctionne, ce qui correspond à quelque chose chez l’acteur et qui fera écho dans le public,
il faut tâtonner, essayer, et surtout beaucoup se tromper.
Ces territoires à explorer sont :
a.- la dynamique du personnage, sa démarche,
la manière de prendre l’espace
b.- le rythme
c.- le travail avec un accessoire, le costume, le nez, le maquillage
d.- la voix, le langage
e.- la chose à raconter
f.- le dialogue
Ces territoires ne sont pas toujours dissociés, il n’est pas toujours possible de ne travailler qu’un domaine à la fois. La voix sera souvent associée à la narration, au rythme, la démarche au costume et au dialogue, etc.
Il est demandé au participant de s’investir, de chercher son aspect clownesque, de ne pas attendre du maître une solution toute faite. L’art du clown n’est pas un savoir que l’on transmet, c’est une pratique que l’on adapte à ses capacités et ses besoins. Et surtout à ses envies.
Vouloir être clown, c’est une démangeaison que l’on fait passer par un travail constant et méticuleux. Mais alors là, c’est un vrai bonheur !
Venez avec vos désirs et vos envies et on essaie de les tordre
jusqu’à en pleurer de rire !